Cet article a une visée informative et ne remplace en aucun cas un avis médical. Le SOPK nécessite une prise en charge par des professionnels de santé. La naturopathie peut s’inscrire en complément de ce suivi, dans une approche globale du bien-être.
Le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble hormonal fréquent qui touche les femmes en âge de procréer.
Il se caractérise notamment par un déséquilibre hormonal pouvant entraîner une production excessive d’androgènes (hormones dites “masculines”).
Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, il ne s’agit pas de “kystes” au sens médical, mais de follicules immatures qui s’accumulent dans les ovaires.
- Le diagnostic doit être posé par un professionnel de santé.
- Cet article a une visée informative et ne remplace pas un avis médical.
Ce trouble endocrinien fréquent peut être associé à différents signes, variables selon les personnes, tels que des troubles de l’ovulation, un excès de pilosité (hirsutisme) ou encore des déséquilibres métaboliques. Il constitue notamment une cause fréquente d’infertilité liée à l’anovulation.
Le SOPK évolue au cours de la vie et peut être associé à un risque accru de certaines complications, notamment métaboliques et cardiovasculaires (comme le diabète de type 2), ainsi qu’à des troubles de la muqueuse utérine. D’où l’importance d’un suivi médical adapté tout au long de la vie.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 1 femme sur 7 dans le monde serait concernée, avec de nombreux cas encore non diagnostiqués.
Sur quels critères est posé le diagnostic du SOPK et quels sont les signes associés ?
Le diagnostic repose sur les critères de Rotterdam (2003), après exclusion d’autres pathologies.
Les critères de Diagnostic et les différents types de SOPK
Il faut au moins 2 des 3 critères suivants :
- troubles de l’ovulation (cycles irréguliers ou absents)
- hyperandrogénie (Signes cliniques et/ou biologiques)
- aspect polykystique des ovaires à l’échographie
Attention : à l’adolescence, les changements physiologiques normaux peuvent ressembler à certains signes du SOPK. Les critères diagnostiques ne sont donc pas appliqués durant cette période et doivent être utilisés avec prudence, seulement après plusieurs années de cycles menstruels réguliers.
Les critères diagnostiques permettent également de distinguer plusieurs profils (ou phénotypes) de SOPK, qui peuvent présenter des manifestations différentes selon les femmes.
- Phénotype A : forme dite « classique », associant les trois critères
- Phénotype B : hyperandrogénie et troubles du cycle, avec des ovaires d’aspect normal
- Phénotype C : forme ovulatoire, avec hyperandrogénie et ovaires polykystiques
- Phénotype D : troubles de l’ovulation et ovaires polykystiques, sans hyperandrogénie
Ces différents profils permettent d’orienter la prise en charge, qui doit être individualisée.
Elle repose sur un suivi médical adapté, pouvant être complété, selon les besoins, par des approches complémentaires visant à améliorer la qualité de vie.
Signes accompagnant le SOPK
Ces signes ne sont pas tous présents chez les femmes atteintes par le SOPK et, rappelons le, ils ne permettent pas de poser le diagnostic :
- Des règles irrégulières, espacées ou absentes
- Une pilosité très importante au niveau du visage ou sur le corps (hirsutisme)
- Une perte de cheveux pouvant aller jusqu’à l’alopécie
- Un surpoids, une prise de poids ou une difficulté à en perdre, de la graisse abdominale
- Une résistance à l’insuline (fréquente, estimée chez 50 à 70 % de ces femmes)
- De l’acné
- Une peau grasse
- Des tâches foncées sur la peau (Acanthosis nigricans) au niveau des aisselles, de la nuque et des plis cutanés
- Des difficultés pour avoir un enfant
- Une fatigue importante
- Des troubles de l’humeur
- Une anxiété ou de la dépression
- Des ronflements et une apnée du sommeil (en lien avec le surpoids et l’obésité)
Evolution du SOPK
Le SOPK peut évoluer au cours de la vie et s’accompagner d’un risque accru de :
- Diabète de type 2
- maladies cardiovasculaires
- troubles de l’endomètre
Un suivi médical régulier est donc essentiel.
Quelles sont les causes, les facteurs impliqués dans le SOPK ?
Le SOPK est multifactoriel. Aucun facteur unique ne l’explique.
Déséquilibres hormonaux
- Perturbation de l’axe hypothalamus–hypophyse–ovaires
- Ratio LH/FSH modifié
- Excès d’androgènes
Facteurs génétiques et épigénétiques
Il existe des prédispositions familiales, mais elles n’expliquent qu’une partie des cas. Environ une vingtaine de gènes ont été identifiés, représentant près de 10 % des situations. Le risque paraît également plus élevé chez les femmes dont la mère est atteinte de SOPK, ce qui pourrait s’expliquer en partie par des mécanismes épigénétiques.
L’épigénétique, c’est le fait que notre environnement peut influencer le fonctionnement de nos gènes, sans modifier notre ADN.
Certains gènes peuvent ainsi être “allumés” ou “éteints” selon notre mode de vie : alimentation, stress, environnement, etc.
Facteurs environnementaux
Les perturbateurs endocriniens sont des substances présentes dans notre environnement qui peuvent dérégler le système hormonal. On les retrouve notamment dans certains plastiques (bisphénol A), cosmétiques (parabènes), pesticides ou polluants (PCB, dioxines).
Leur rôle dans des troubles hormonaux comme le SOPK est étudié, mais reste encore à préciser.
Microbiote intestinal
Le microbiote intestinal (l’ensemble des bactéries de l’intestin) joue un rôle important dans l’équilibre du corps. Chez certaines femmes atteintes de SOPK, un déséquilibre de ce microbiote (appelé dysbiose) a été observé.
Certaines de ces bactéries participent notamment au métabolisme des hormones, comme les œstrogènes. Des recherches suggèrent qu’un microbiote déséquilibré pourrait influencer l’équilibre hormonal.
Mode de vie
- Stress
- Alimentation
- Sédentarité
- Surpoids
SOPK : traitements, suivi médical et approches complémentaires
À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif unique du SOPK. La prise en charge est donc principalement symptomatique et repose sur une approche globale et personnalisée.
Elle peut faire intervenir différents professionnels, dans le cadre d’un suivi adapté à chaque situation.
L’accompagnement médical et paramédical
La prise en charge du SOPK peut mobiliser différents professionnels de santé (médecin, gynécologue, endocrinologue…), ainsi que des paramédicaux comme les diététiciens ou kinésithérapeutes.
En complément, certaines approches de bien-être peuvent être proposées (activité physique, yoga, sophrologie, psychologie, naturopathie…).
Le choix dépend des besoins de chaque personne.
SOPK : approches complémentaires
La naturopathie propose des approches complémentaires visant à améliorer le bien-être global, en agissant sur l’alimentation, le mode de vie, la gestion du stress ou encore l’équilibre digestif et émotionnel.
Elle s’inscrit en complément du suivi médical et ne s’y substitue pas.
Les séances permettent de mieux comprendre le SOPK et d’adapter ses habitudes de vie, en tenant compte de l’environnement personnel et professionnel. Un travail peut également être proposé sur certaines expositions (environnementales, alimentaires, habitudes de vie).
L’alimentation constitue un axe central, avec des conseils personnalisés. Des plantes ou compléments alimentaires peuvent parfois être envisagés, de façon prudente et adaptée à chaque situation.
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Quelques Plantes utilisées traditionnellement lors d’un SOPK
Certaines plantes sont traditionnellement utilisées dans des démarches de bien-être, en lien avec différents aspects du SOPK :
- Peau : hydrolats (tea tree, lavande officinale, romarin) et huiles végétales comme la nigelle (Nigella sativa)
- Confort féminin : bourse à Pasteur (Capsella bursa-pastoris), alchémille (Alchemilla vulgaris)
- Tonus général : ortie (Urtica dioica)
- Soutien de l’équilibre hormonal (notamment androgènes) : gattilier (Vitex agnus-castus), ortie racine (Urtica dioica), palmier nain (Serenoa repens)
- Soutien de l’équilibre métabolique (glycémie) : berbérine (Berberis vulgaris), fenugrec (Trigonella foenum-graecum), mûrier noir (Morus nigra)
Ces usages reposent sur des pratiques traditionnelles ou des données issues de la recherche. Leur efficacité peut varier selon les personnes.
Ils ne remplacent pas un suivi médical et leur utilisation doit être personnalisée, en tenant compte des précautions d’emploi et des éventuelles contre-indications.
Des compléments parfois utilisés
Certaines approches peuvent associer des nutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments) et des compléments alimentaires, dans une démarche de bien-être global.
- Chrome : oligoélément impliqué dans le métabolisme des glucides et des lipides
- PEA (palmitoyléthanolamide)
- Inositols (myo-inositol et D-chiro-inositol) : étudiés dans le cadre du SOPK, en lien avec certains mécanismes métaboliques et hormonaux
Ces compléments font l’objet de recherches. Leur utilisation doit être personnalisée et encadrée par un professionnel de santé, en tenant compte des besoins et des éventuelles contre-indications.
Leur efficacité peut varier selon les personnes et ils ne remplacent pas une prise en charge médicale adaptée.
Conclusions
Des recherches sont actuellement en cours pour mieux comprendre les mécanismes du SOPK, notamment avec l’étude SOPKGANI menée par l’INSERM et le CHU de Lille. Les résultats sont attendus dans les prochaines années.
À ce jour, la prise en charge repose principalement sur le traitement des symptômes, dans l’objectif d’améliorer la qualité de vie. Le parcours de diagnostic et de suivi peut être long et nécessite une coordination adaptée entre les différents professionnels de santé.
Le développement d’approches pluridisciplinaires et de structures spécialisées constitue un enjeu important pour mieux accompagner les femmes concernées.
Le SOPK, comme l’endométriose, peut avoir un impact sur la fertilité et représente un enjeu de santé publique.
Pour en savoir plus sur les accompagnements proposés, vous pouvez consulter les informations disponibles sur ce site.
Des associations, comme Asso’SOPK et SOPK Europe, contribuent également à l’information et au soutien des femmes concernées.
Pour découvrir les accompagnements proposés, vous pouvez consulter la page dédiée.
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Pour en savoir plus
National and regional trends in the prevalence of polycystic ovary syndrome since 1990 within Europe: the modeled estimates from the Global Burden of Disease Study 2016, 2021.
Revised 2003 consensus on diagnostic criteria and long-term health risks related to polycystic ovary syndrome, 2004.
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Un trouble fréquent, première cause d’infertilité féminine, article WEB de l’INSERM, 2024.
Transmission du SOPK de mère en fille : l’épigénétique en cause, article Web de l’INSERM, 2021.
Understanding the role of LH: myths and facts, 2007.
Causes of Polycystic Ovarian Syndrome, 2023.
The role of the thyroid in polycystic ovary syndrome, 2023.
« Estrobolome » : quand le microbiome influence les hormones, article Web d’Alternatives Santé, 2021.
Effets des polluants et des perturbateurs endocriniens
Environmental determinants of polycystic ovary syndrome, 2016.
Traitement allopathique et solutions naturelles (plantes médicinales)
Le traitement du syndrome des ovaires polykystiques (traitement allopathique), article Web de l’Assurance Maladie, 2024.
Polycystic ovaries and herbal remedies: A systematic review, 2023.
Ce syndrome, évolutif au cours de la vie, peut conduire à des complications cardio-vasculaires, au diabète de type 2 mais il peut aussi augmenter le risque de cancer de l’endomètre. D’où l’importance d’accompagner et de suivre les femmes concernées le plus tôt possible et pendant toute leur vie.
Selon l’OMS, on estime qu’1 femme sur 7 dans le monde est atteinte par le SOPK mais que 70% d’entre elles ne sont pas encore diagnostiquées. L’association SOPK Europe avance, quant à elle, le chiffre de 2.5 millions de femmes concernées en France. Mais la prévalence du SOPK montre une disparité au sein de l’Union Européenne, comme le montre le document ci-dessous.

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